SIGNED in English and French
Rien d'autre que la mer; voilà ce que le philosophe voit en atteignant le sommet. Où qu'il regarde, c'est toujours le même tapis bleuté à l'infini.
Il s'accroupit pour ne pas perdre l'équilibre dans l'obscurité.
— Théo Casciani
Que le feu soit tendre, que la mer soit bonne est un voyage photographique à travers la Méditerranée, de la Sicile à la Grèce, du sud de la France aux rivages de la Palestine. Face aux restes d'un imaginaire ancien, Elsa Martinez et Marie Hervé cherchent les conditions d'un nouveau récit.

Première monographie des deux photographes, ce livre est l'aboutissement d'un long processus de création, nourri de voyages, d'observations et de réflexions menées dans les territoires du Sud. Il dessine une cartographie de l'effritement: celle des mythes qui se délitent, des mémoires collectives qui vacillent.
Conçu comme une œuvre à part entière, l'ouvrage fait dialoguer photographies, textes et matières imprimées sans hiérarchie. En son cœur, un texte de Théo Casciani: une fable où se croisent un philosophe antique, une reine pirate, une soldate, un prédicateur et une influenceuse, tous témoins d'une Méditerranée qui s'assèche à mesure que les continents se referment sur elle. Elsa et Marie y apparaissent elles-mêmes, photographes prises dans le récit qu'elles racontent. Plus qu'un recueil, le livre est une traversée — lumière, ruine, silence.